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Presse

A.I.M.E.
Revue de presse générale A.I.M.E. & Julie Nioche à télécharger

Principaux articles parus sur le projet général, les pièces, les actions, la recherche..

Mise à jour mai 2015 (20Mo)

Balletanz - Thomas Hahn, juillet 2009 et Dansermag, février 2010

Interview croisée de J. Nioche, I. Ginot et M. Repellin
Traduction de l’article en français (extrait) - publication dans Dansermag / février 2010
L’Association d’Individus en Mouvements Engagés (A.I.M.E.) s’est lancée dans une aventure à la croisée de tous les chemins du corps. Isabelle Ginot (auteure, chercheuse et enseignante à Paris VIII), Julie Nioche (chorégraphe) et Michel Repellin (thérapeute pour séropositifs) s’expliquent.

Julie Nioche
Repères - cahier de danse #28 - Virginie Mira, novembre 2011

Dessiner le souvenir
J’ai fait l’exercice de “me souvenir”. Me souvenir de spectacles qui m’ont marquée et qui sont encore vivants dans mon imaginaire aujourd’hui. Sans trop réfléchir, trois univers ont surgi : Endless house de William Forsythe ; trois pièces de Claude Régy : Brume de Dieu, Ode maritime, Comme un chant de David; trois pièces de Julie Nioche : H20CaCO3NaCl, Matter, Nos solitudes. L’équipe de Repères, cahier de danse m’a proposé de fabriquer des iconographies à partir de mes souvenirs. Par la suite nous avons décidé ensemble de disperser ces trois pages tout au long du numéro.

Ozon International - Iliana Fylla, winter 2012-2013

Julie Nioche,The protection of fragility
With pictures like a choreographic poem, Julie Nioche, a unique figure of the contemporary dance scene in France, gives answers with her artistic and social actions over the last fifteen years not only to the question of the ‘fragile’ of being, body and identity but also to its protection.

Shows
Our Loves
I/O La Gazette des Festivals - Christohe Candoni, juin 2017

Julie Nioche, l’amour à même la peau
L’interprète expose ces empreintes comme les traces indélébiles que ses histoires d’amour ont laissée à même sa peau et qu’elle tend à réactiver dans la danse. Artiste et ostéopathe, Julie Nioche s’est toujours intéressée à faire du mouvement une expérimentation. Le trajet intime et singulièrement sensible qu’elle suit durant la pièce est né de pratiques somatiques auxquelles elle s’est personnellement livrée. Son corps, mobile et contorsionné, s’agite et vacille, désorienté. Il dit peut-être l’errance et l’indétermination sentimentales. Il se cherche et se livre dans un semblant d’aléatoire alors que tout sonne juste et précis. C’est une exploration saisissante, quasi animale, totalement épidermique, de la sensation enfouie qui se donne à voir avec force.

Anacrouse Paris 8 - MM, juin 2017

Il y a d’abord un dos, dans la pénombre de ce début de représentation. Sa peau est couverte de dessins, peut-être des cicatrices, des plantes, ou des organes : un intérieur affleurant sur la peau, qui se met à bouger, traversé d’énergies isolées. Un battement, une pulsation. C’est doux et précis, comme les frappes des doigts sur le clavecin absent des variations Golberg qui se fredonnent a capella durant tout le spectacle. Un vaste cercle lumineux, au-dessus de la scène, éclaire le corps autant qu’il le transforme en ombre, va jusqu’à l’engloutir.

WIK Rennes 131 - novembre 2016 - 3 questions à Julie Nioche


WIK : Nos amours traite de la mémoire, une notion qui appartient au champ de l’intime, un matériau avec lequel vous travaillez de manière récurrente. Par quel biais amenez- vous cette fois-ci la fragilité et le sentiment à la scène ?

JN : Pour cette création, la question de départ est : «quelles traces ont laissées nos histoires d’amour dans nos corps et dans nos imaginaires ?»
Je l’ai donc abordée à partir de souvenirs des deux danseurs qui l’ont explorée et traduite. Pour les accompa- gner, j’ai fait appel aux pratiques somatiques. Ce processus de création est donc très intime mais ce qui m’importe, c’est que ces traces soient actualisées, que la danse se montre pleine de ces différentes strates déposées en eux.

WIK : La place du créateur musique, Alexandre Meyer, est très importante. Selon vous, quelle forme d’interdépendance existe entre la musique et le corps en 2016 ?
JN : La musique permet aux deux danseurs de porter beaucoup plus qu’eux-mêmes, d’évoquer toute une communauté de présences, de devenir multiples. L’interdépendance est mysté- rieuse : je pense à la création de vibrations communes entre le son et le mouvement, de fréquences, de silences, de dialogues, de transes, de caresses. Je suis étonnée par la force des sou- venirs que nous offre la musique ou la danse.

Mettre en scène est un tremplin international : comment sauvegarder cette présence spontanée, organique du corps lorsque la pièce se joue à plusieurs reprises ?
Ce qui est aussi un tremplin c’est de jouer plusieurs fois face à un public. Je crée des pièces qui permettent d’être toujours questionné, surpris, dérangé, traversé, mis en danger. Je mets en place des contextes qui déroutent pour développer sans cesse nos capacités d’adaptation et de créativité. Il y a toujours des angles morts que nous n’avons pas exploré, pas vu et qui ouvrent sur une nouvelle dimension, une nouvelle note, geste ou lumière. 

Dossier de Presse NOS AMOURS

Relations Presse A.I.M.E.  - Agence Elo A. - Nantes
Elodie Ancelin elodie@ncelin.com
T 09 80 54 26 10 - M 06 11 92 38 34

Matter
France Culture - Journal de 18h - Joëlle Gayot, 24 juillet 2014

Excellente surprise ce Matter mis en scène par Julie Nioche. En moins d'une heure, la chorégraphe impose une danse fulgurante, nerveuse, électrique, sur un plateau qui peu à peu se remplit d'eau noire.[...]Figures soumises au début de la représentation, les quatre interprètes terminent le spectacle par une danse jubilatoire sous un torrent de pluie. Comme si cette lutte avec l'élément eau avait fini de les libérer de leur peur, comme si la danse au fond avait triomphé des contraintes qui menaçaient son existence même. Un grand, grand spectacle de Julie Nioche.

Libération - René Solis, 22 juillet 2014

Une à une chacune des danseuses, geste après geste, se dépouille ou plutôt se fait dépouiller par l'eau. Ce n'est pas un déshabillage, mais bien une mise à nu, au sens propre, avec la tension érotique inhérente. Mais c'est surtout l'image de la mue et de la vulnérabilité qui s'impose.
Carcan. Aux quatre solos succède une partition, avec à chaque fois le rituel du rhabillage et du réajustement de la tenue vouée à disparaitre. Comment se défaire de ce carcan ? Chacune à sa façon, mais ensemble, répond, dans sa dernière partie, Matter.C'est à la fois très simple et très beau.

Le Monde - Rosita Boisseau, 23 juillet 2014

La surprise et la réussite de Matter résident dans son statut rare d'objet plastique vivant. Non seulement les costumes se dissolvent mais le sol se dilue en un tableau mouvant. Blanc au départ, il prend imperceptiblement l'eau par plaques, puis se couvre d'une encre noire dessinant des floraisons étranges dans lesquelles la petite robe se salit. L'inondation transforme le plateau en piscine-patinoire. Tout est ici mis en œuvre par Julie Nioche pour retrouver un corps de sensations brutes, instinctives, singulières à chacune des danseuses.

Le Dauphiné - Vincent Marin, 22 juillet 2014

Voilà une proposition spectaculaire aboutie, franche, radicale, honnête et d'une beauté immense. [...] A mesure que le spectacle se dévoile, le plateau se remplit d'un sang noir dans lequel les danseuses se débattent, luttent et jouent aussi. Entre Soulages et Malevitch, Julie Nioche offre un travail quasi parfait et d'ailleurs le public, passé les applaudissements plus que nourris, reste encore assis face aux interprètes et il flotte alors dans la salle un autre message : « encore » !

L'Oeil - Céline Piettre, août 2014
Les inrocks - Philippe Noisette, août 2014

Chorégraphe, Julie Nioche? Oui sans doute, mais pas seulement. "Je construis des dispositifs chorégraphiques, des environnements dans lesquels il est impossible de se mouvoir, comme dans la vie quotidienne. Des espaces qui poussent à créer du mouvement à partir des sensations", aime-t-elle à dire. On croise depuis déjà quelques années son travail sans vouloir ou pouvoir le cerner : Julie Nioche n'est pas une. Elle est multiple. Elle peut convoquer 50 ou 200 personnes pour ses Sysiphe, ou mettre en scène avec sa complice Virginie Mira des poids de pesée (Nos Solitudes) pour donner à voir une danse sans gravité.

 

Mouvement - Gérard Mayen, mai 2008

Le projet de Julie Nioche redéploie la nudité en danse. La lecture biopolitique des corps, comme la déconstruction de la représentation spectaculaire, au jour esthétique de l'art-performance, ont conduit à percevoir les corps nus sur scène comme habillés d'une autre manière (....). Le corps dépouillé de son constume dans Matter revient à une condensation d'intensité charnelle. Le voici délié de l'image vestimentaire, laquelle est porteuse "de rôles qui nous amusent, nous dépassent, nous étouffent" et participent activement à sa construction. 

 

L'Humanité - Muriel Steinmetz, 2 juin 2008

Les Rencontres chorégraphiques sont l'occasion de retrouvailles avec des artistes à la singularité reconnue comme Julie Nioche qui présente Matter à Montreuil. Matter constitue une tentative de mise à nue de la danse par ses interprètes même (...). L'espace, témoin désormais de leurs évolutions, garde encore trace des signes ébauchés, tel le brouillon noirci d'un texte effacé, tandis qu'elles retournent à l'immobilité première, d'où peut renaître ou pas le mouvement. 

 

PrefMag - Gérard Mayen, octobre 2008
Toute la culture - Amélie Blaustein Niddam, 21 juillet 2014
La Terrasse - Marie Chavanieux, mai 2007
Blog Un soir ou autre, 30 mai 2008
ParisArt.com, 27 mars 2009
Voir - Marion Gerbier, 21 septembre 2009
Our Solitudes

Julie Nioche received the Jury’s price 2010 from the Syndicat professionnel de la critique de Théâtre Musique et Danse for the show Nos solitudes

Beaux-arts magazine - october 2010

Le spectacle du mois - Julie Nioche, hôte de l’air - par Sabrina Weldman

Mouvement.net – édition numérique – février 2010

English version soon..

Interstices entre poids du corps et choc des personnes - par Gérard Mayen

bi-portrait Jean-Yves de Michaël Phelippeau et Nos solitudes de Julie Nioche explorent des zones troubles de la danse. Tandis que le premier tisse une nouvelle relation à l’autre, la seconde transcende les lois de la gravitation.
(...)
Quand, presque à l’inverse, Julie Nioche signe son solo Nos solitudes, ce titre n’obère cependant rien de l’envol de nos perspectives. Du reste, il faudrait d’emblée nuancer la notion de solo, tant la présence physique sur le plateau du musicien Alexandre Meyer, et sa production, oeuvrent dans le régime d’une pleine interaction des propos. Et tout à la fin, son intervention directe sur un élément de scénographie a les effets d’un cataclysme conclusif. Dans ses pièces précédentes, Julie Nioche avait beaucoup usé de prothèses pour donner forme tangible aux notions d’image de soi, à l’exploration des codes de représentation dans la construction des modes de présence au monde. Les théories de la performance des genres n’étaient jamais très éloignées. A cet égard, le parti scénique de Nos solitudes peut apparaître à la fois plus modeste et pourtant plus vertigineusement radical.
L’artiste arrime son corps à des filins, qui lui permettent de se suspendre dans l’espace. Formulée en ces termes, la description de son dispositif pourrait donc sembler dépouillée du souci de mise en perspective critique de la construction des corporéités. On croirait s’approcher de techniques spectaculaires du cirque.
Il faut alors y regarder à deux fois. Se rendre compte, avec perplexité, que les filins qui supportent la performeuse ne sont reliés à aucune machinerie susceptible d’impulser ses
mouvements d’élévation ou de descente. Son poids est juste compensé par la suspension dans les airs, entre sol et plafond, de plusieurs dizaines de poids métalliques habituellement utilisés pour la pesée à l’aide de balances à l’ancienne.
Jusqu’à Nos solitudes, on pouvait penser que notre corps se soldait dans un poids, ayant valeur de donnée constante irréfutable. Certes. Et que donc, une fois suspendu, si le cas s’en présentait, ce corps à poids constant n’avait plus raison ni moyen de bouger. Or Julie Nioche se suspend. Et ne cesse de se mouvoir. Par ses propres impulsions, subtilement modulées, maîtrisées, elle génère les énergies nécessaires, en somme supplémentaires au poids, qui vont lui permettre de se hisser, de se hausser, d’évoluer, se mouvoir, se lover, baigner, léviter, onduler, s’enfoncer, s’éployer.
Nous ne sommes pas un corps qui a son poids. Nous sommes un dispositif de circulation d’intentions et de forces, de réception et de réaction, d’impressions et d’inductions. Et seul un ordre de la représentation nous interdirait de voler. Littéralement, c’est dans son propre corps d’artiste en état de projection poétique, dans con corps d’ostéopathe aussi, féru de savoirs somatiques alternatifs, vibrant au plus fin des écoutes intérieures, que Julie Nioche puise les ressorts de son envol.
Sur la musique de Meyer, au coeur du dispositif plastique des poids suspendus et de traits lumineux incisifs, l’artiste compose une patiente danse hors-sol, confiante en l’aléa, parfois rebelle dans sa prise avec la matière-espace, non sans que rode une hypothèse du risque, et se produise au total un genre d’effondrement comme de fin d’un monde. Et c’est au sol, où tout un chacun se pense bêtement le mieux protégé, qu’elle paraît comme cernée, débordée. Nos solitudes transcende les lois contraintes de la gravitation physique. Son titre en repli nous invite au défi d’une sorte de révolution cosmique, à portée de chacun.

bi-portrait Jean-Yves de Michaël Phelippeau était donné du 10 au 13 février au Théâtre de
la Bastille, à Paris, dans le cadre de Hors-Série.
Nos solitudes, de Julie Nioche, a été créé le 13 février à la Ferme du Buisson (Marne-la-
Vallée), dans le cadre des Hors-Saison, programmé par Arcadi Ile-de-France.
Gérard MAYEN rédacteur

 

Bangalore Mirror, 21 avril 2015
Théâtral magazine - Entretien avec Nathalie Simon, avril 2015
La Terrasse - Nathalie Yokel, avril 2010

Celle qui est également capable de monter des performances collectives pour 50 participants trouve toujours dans ses solos  la matière première de son écriture, le socle infaillible de ses recherches. Nos Solitudes, pièce bien nommée, pose solidement les bases d'une recherche sur le rapport du corps à la gravité. Exit la danse en apesanteur, la danse escalade, l'envol acrobatique.... Ici c'est un audacieux système de poids et de contrepoids qui propose une autre résolution, une autre échappée libre vers l'impossible suspension.

 

Les Inrocks - Philippe Noisette, novembre 2010
Héroïnes
Paris Normandie, 14 septembre 2009

Tandis que la très belle voix de Sir Alice sublime ses textes tourmentés rythmés par sa guitare rose, Julie Nioche semble sortir d'elle-même et remplir l'espace d'une présence chargée en émotions. Un peu comme si ses membres, sa tête et son esprit entraient en transe, pénétrés par les sons.

La palette des ressentis se transforme en mouvements qui semblent s'affranchir de la volonté de la danseuse. Une performance atypique et une expérience intéressante où ne subsistent plus qu'une voix puissante et un corps désincarné. 

Voleuse
Surface - Julia Cooke

VIRGINIE MIRA + JULIE NIOCHE
A woman lies on a stage. She rolls over, fidgeting as if sleeping, but pauses halfway through the movement, facing the audience. As she does this, half of her body remains suspended in mid-air. Each time she reaches, kicks, or stretches, she climbs higher, bound to a constellation of falling weights that lever her upwards. She struggles in flashes—here elegant, there frustrated—with the cords around her, seemingly unconscious all the while, until the weights are on the ground, and she hangs 13 feet above the stage. Then, suddenly, she sinks back down to the ground within a circle of rising weights.

Le journal de Saône-et-Loire - Jean-Marc Mazué, 23 novembre 2011
Bangalore Mirror - Khushali P Madhwani, 21 avril 2014
Théâtral magazine - Entretien avec Nathalie Simon, mars 2015
La Sisyphe
Libération - Marie-Christine Vernay © - march 2003

Ballet Dancing Takes a New Shape in Brest (Antipodes festival)

(…) A panorama of young creation at the Antipodes festival (…)No bounds. Les Sisyphe by Julie Nioche is a frantic race for dear life, while flowers and animals are wallflower on a revolving screen. Like a training boxer, Rachid Ouramdane skips with a rope till he drops with exhaustion. Julie Nioche takes over and starts running on the spot, out of breath. The show knows no bounds, freely and boldly performed with the Doors’ The End in the background. (…)

Mouvement.net - Gérard Mayen © - march 2003

The hypothesis of renouncement

Julie Nioche is the choreographer of an enigmatic piece, at the junction of genders, as well as of the human and the animal worlds, which opens at the end. There is not only one Sisyphus, condemned to ceaselessly rolling a rock to the top of a mountain, whence the stone would fall back of its own weight, but two Sisyphus. One is a male. And the other is a female. They both appear in a circular space throwing fragments in the periphery. The gaze peers upon the animal world, but also upon the vegetable one. All the possibilities of dancing are exhausted, as « The End » by Jim Morrisson is to be heard. Les Sisyphe: under the influence of Julie Nioche’s enigmatic piece, we could make the hypothesis of renouncement. We must renounce deciding whether this work is a success or a failure, and also give up defining its meaning, and have to be content with observing, recording and willingly accompany the performance until the end, while we get lost in its gaps. This is what it calls attention to. Gaps here are openings. First gap: a setting emphatically cut up by the unceasing, circular race of a screen controlled by an auto-rolling arm on a perfectly circular path. Rejected on the margins by this slow whirlwind comes Rachid Ouramdane’s dance, who looks like a hunk in his leather jacket, but look here, he is also very girlishly skipping with a rope at the far end of the stage. We can hear "The End" in its feminine version sung by Nico. Second gap: the images on the screen, full of fur and blood, come from an animal world which has been “scalpelized” by man’s world, and more particularly by the photographer Hervé Thoby. Nothing makes sense, at least immediately. Only a strange suspicion remains: come to think of it, it seems that the cultural constructs of genders, but also of the human and the animal worlds share some obscure, essentialist foundation. This should be discussed. Meanwhile, the vegetable world, in blossom, takes over on the screen. But there suddenly comes a flash: Ouramdane, who looks very virile, has taken off his pants, and rises there in underpants, perched on animal hooves. His dance has turned frail, with a shadow of poised femininity slightly streaking the space, both elusive and substantial, in short, precious. A new gap: Ouramdane leaves the stage to let Julie Nioche appear, who is very feminine and doll-like. She switches off the screen. No more circle. No more images. Dressed like a tennis player, she is all white against a white background, facing us. This conveys an impression of extreme plasticity. Another dance starts, stubborn, implacable and suffocating. It is a dance of waste and exhaustion. She runs, jumps on the spot, and mimics all sorts of dances. This implacable stubbornness is surprising, given the girlish pout of the dancer. Even concepts can be killed. And even a whole trend of dance, or of non-dance. Whatever. We then hear "The End" sung by Jim Morrisson in its integral, original and masculine version. You don’t know what to think of all this. But still you want to write about it.

Qu'est-ce qui vous amène ?
Toute la Culture - Amélie Blaustein Niddam, 15 juin 2017

Julie Nioche et Gabrielle Mallet, le corps comme matière instable à June Events
Hier soir, sous le regard éteint du papa de Bambi empaillé, de plumes et autres trophées de
chasse, l’ostéopathe Gabrielle Mallet demande "Qu'est ce qui vous amène ?". Ce sera le titre
du spectacle. Elle demande, longtemps, beaucoup, comme si cette question était insoluble. Elle est simple pourtant, elle est celle du praticien face au patient. Elle n'est simple qu'en apparence. Julie Nioche, danseuse et elle aussi ostéopathe, arrive, en legging léopard pour faire écho à la salle aux murs chargés du Musée de la Chasse. S'en suit un étrange pas de deux, hyper animal, tout en bienveillance.

In Classroom
Nordéclair -Stéphanie Franchomme, 15 mai 2014

Grâce à la Condition Publique et la compagnie A.I.M.E, 14 classes de 5 écoles et collèges roubaisiens vont découvrir toute la semaine leur classe autrement. Transformant leur lieu d'enseignement en un espace de danse, de sensation, de rêverie. Une expérience auditive et corporelle étonnantes chuchotée au creux de l'oreille par la danseuse et chorégrape Julie Nioche dans les classes mêmes. [...] Le quotidient scolaire s'efface au profit d'une invitation à la rêverie et aux sensations pures. 

 

 

 

Sud Ouest - Marie-Françoise Jay, 5 avril 2014

Les Enfants sont également devenus créateurs et acteurs du spectacle, qui a consisté à transformer leur salle de classe, créer un espace et y faire des choses inhabituelles.. avec au final une petite sieste dans le calme. (...) L'expérience est unique et relève de la propagation de l'acte artistique au coeur d'un univers où l'imaginaire de l'enfant doit être constamment "encouragé et valorisé". 

 

Revue Fabrica n°8 - 1 semestre 2014
Théâtral magazine - Nathalie Simon, mars 2015
Mouvement, Mars-avril 2014
La voix du nord - Catherine Quételard, 21 mai 2014
Danser - Sophie Lesort, mars 2015

Nous quittons les enfants alors qu'ils sont extrêmement sages et le sourire aux lèvres, ce qui étonne essentiellement leur institutrice qui, en participant à cet exercice, a posé un nouveau regard sur ses élèves. Il y a infiniment de magie, de poésie et d'émotion dans ce spectacle spécialement conçu pour les classes de CE1 à la 6ème qui est intégré dans la programmation du théâtre de Genevilliers. 

 

 

Les Sisyphe
Libération – Mai 2007 - Marie-Christine Vernay,

«(...) Autre grand plaisir offert par Julie Nioche, à l’espace 1789 à St Ouen, « Les Sisyphe x 10 », met en scène des collégiens et des lycéens forts bien encadrés par la chorégraphe, ils ne succombent ni à la performance pure, ni à l’égocentrisme. « Que représente pour vous un groupe d’adolescent en résistance ensemble ? ». Le spectacle répond parfaitement à cette question. Les élèves ont tous investi le projet commun. Comme quoi, il n’y a pas que les urnes pour s’exprimer. (...)»

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Le courrier de Russie – juillet 2008

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Extrait de Inventifs et Engagés - interview de Loïc Touzé et Julie Nioche - par Marie Gouelleu
Des professeurs de danse français à Moscou

Du 14 juillet au 2 août, les Russes retrouveront le chemin de l’école.
Devoirs de vacances : danse contemporaine. Créée en 2001, l’Ecole d’été TsEKh vise à fournir aux danseurs professionnels et aux amateurs des techniques contemporaines de développement du corps. Invités à animer un atelier, les chorégraphes français Julie Nioche et Loïc Touzé expliquent au Courrier de Russie comment la danse aide à vivre.

Le Courrier de Russie : Vous venez animer un atelier d’une semaine à Moscou. De quoi s’agit-il ? Moscou, c’est une première ?
Loïc Touzé : Je viens enseigner des techniques de relaxation, comme le yoga, qui servent à relâcher le corps et à en avoir une meilleure conscience. Ces techniques vont permettre d’approcher un certain rapport au corps, qui peut manquer en Russie. Ce pays, c’est un vieux rêve. J’ai été danseur classique et, pour moi, la Russie sonne Petipa, Nijinski, Barychnikov. Je sais que je ne viens pas rencontrer les Ballets russes, mais je sens que depuis le début des années 2000 une dynamique contemporaine est en train de naître, et il me semblait important de l’accompagner.
Julie Nioche : J’ai créé cet atelier avec une kinésithérapeute. Je n’enseigne pas de technique de danse particulière. L’idée est d’aider à mieux prendre conscience de son corps et d’apprendre à ressentir par des techniques somatiques relevant de la médecine et de la danse. Moscou, oui, c’est une première ! Je n’ai aucune idée de ce que je vais découvrir mais je pense de toute façon qu’une semaine ne suffira pas!
LCDR : Que comptez-vous transmettre, lors de votre atelier, à des danseurs russes souvent isolés dans leur art ?
LT : Je ne viens pas pour conquérir mais pour être conquis. Je m’adapterai aux rencontres que je vais faire. Mon travail sera spécifique à la danse contemporaine, pas à la Russie. Il s’agit d’apporter une autre perception du geste, de le rendre plus personnel dans une culture de danse forte, mais aussi de faire comprendre que danser c’est agir politiquement. Non pas dans un sens partisan, mais en conscience avec sa culture pour à la fois l’assumer et s’en dégager.
JN : C’est pour moi une vraie question. On a tendance à définir la danse contemporaine par rapport aux influences occidentales, mais de quel droit imposerais-je mon esthétique ? La danse contemporaine s’inscrit dans un temps et dans un lieu. Elle n’appartient pas à un pays. Nous avons chacun nos héritages qui parfois nous rapprochent, parfois nous éloignent. L’enseignement que j’ai envie de donner, c’est être à l’écoute de ses propres sensations.
LCDR : Une dernière question, plus naïve : qu’est-ce que le corps pour vous ?
LT : Le corps est politique. Il y a une nécessité à se réapproprier son corps plutôt que de le laisser être exploité par la société commerciale et médiatique. Je suis contre la croyance selon laquelle il existerait un corps idéal. Ce qui m’intéresse, c’est travailler avec le corps tel qu’il est.
JN : Ah... C’est encore un mystère pour moi ! Je préfère le terme de geste. Le geste est un savoir très peu valorisé dans la société au sein de laquelle je vis, on prête de moins en moins attention au sensible. C’est pourquoi je suis attirée par le rapport au corps - au corps sensible - dans la médecine. La place laissée au corps dans la société et au soin du corps dans la vie quotidienne, c’est ce que je veux défendre dans mes projets artistiques. (...)

 

La Voix du Nord - 9 avril 2010

English version not available
(...)
On est ressortis sonnés de la « générale ». Les Sisyphes par la troupe de l’Oiseau-Mouche, c’est du concentré intense, une prestation de seulement vingt minutes qui vous laisse pantois. Quelles que soient leurs difficultés, leur handicap, leur morphologie, tous les comédiens déploient la même énergie, entraînés les uns par les autres, dans un élan survitaminé, pour livrer une performance physique singulière d’une remarquable homogénéité.
(...)
V.B.

Sisyphe project, by Enora Rivère, august 2007
Histoires de projets
La Sisyphe est dans sa première forme un diptyque, conçu en 2003, constitué de deux soli dansés par un homme et une femme, comme deux propositions d’épreuves de la solitude face à la pure
dépense performative régie par l’exécution d’une seule et même tâche.
La Sisyphe donc et non Sisyphe du nom du personnage mythique, comme un nom commun, une désacralisation, une simple figure de démonstration, un pronom personnel que chacun peut s’approprier où dans lequel chacun peut se projeter.
Questions-réponses sur le projet d’atelier "Sisyphe", par Julie Nioche et Gabrielle Mallet - mai 2006

Englis version coming soon

La Terrasse - Marie Chavanieux, mai 2007
L'union, 11 mars 2011
L'union, octobre 2010
Lisbonne, Blog - juin 2006
Central Park
Blog LeMonde.fr - 3 septembre 2010

Rubrique "Coup de théâtre" de Judith Sibony
Spectacles grandeur nature

"(...) Parée d’une combinaison rouge et d’une grâce pleine de tendresse, la jeune femme propose dans sa nouvelle création, intitulée « Central Park », un échange aux multiples interlocuteurs : le plus visible est un platane centenaire, les plus impalpables - mais néanmoins cruciaux - sont des sons de guitares électriques, et la mélodie à la fois tendre et rock qu’Alexander Meyer compose sur la pelouse aux côtés de la danseuse. « La présence de ce jardin, des sons extérieurs, des fleurs, tout cela rend mon action beaucoup plus relative que dans un théâtre. Ici, il n’y a pas de hiérarchie entre le mouvement dansé, les sons, l’espace, la musique… », confie Julie Nioche. (...)"

Retrouvez l’article complet en cliquand ici

Réaction d’une spectatrice - Blog Spicyapplesauce

Le lien vers le blog ici

Matter of fact
Les Inrockuptibles - Philippe Noisette, septembre 2007

Festival Entre cour et jardins par Philippe Noisette

...A peculiar firing squad that would make a show of resistance in order to tell everything. This performance barely lasts 20mn, long enough to call the fire brigade. Yet this internal fire is over already. Matter of Fact is still not done leaving marks on our memories.

...

Le Bien Public – Dijon - 3rd of september 2007

English version coming soon

Women’s matter
Ouest France - Josiane Gueguen, septembre 2008
H2O-NaCl-CaCO3
Libération - 15th of december 2005

Julie Nioche, exploration gonflée
by Marie Christine Vernay ©

... Julie Nioche is definitely a fierce one. (...) There she comes, detached, with the most innocent face. Then she gets caught up in the game. The guitar devotes itself to creating a sound environment at first discreet, then captivating. The white structures inflate to excess. The dancer, seeming very small, attempts a breakthrough in the white immensity. Julie Nioche is not frail yet her figure becomes an erratic one... The impression is plastically faultless, and sensual.

...

Beaux Arts Magasine – December 2005

by Sabrina Weldman ©
...At the Festival d’Automne, Julie Nioche explores the illimited field of the body metamorphosis. She does so with a will to live the aesthetics unbridled, endlessly and well beyond dance. “H2O-NaCl-CaCO3” is a fluid landscape in which all the senses interfere...

L’humanité – December 2005

Julie Nioche danse sur des air-bags
Elle a présenté un spectacle extrêmement gonglé à la chapelle des Récollets, dans le cadre du Festival d'Automne.

Actions
Movement & worlds of caring
Journal du Sida - Laetitia Darmon, novembre 2008

Atelier Feldenkrais, l’aventure intérieure
Depuis janvier dernier, patients et professionnels d'associations de lutte contre le sida et les hépatites expérimentent les bienfaits de la méthode Feldenkreis. Une approche physique - dénuée de toute recherche de performance ou d'effort - pour réinvestir différemment son corps.